L'appareil qui renouvelle l'air, et qu'on oublie
Dans une maison étanche, l'échangeur d'air est le seul dispositif qui fait entrer de l'air neuf et sortir l'air vicié. C'est aussi l'appareil le plus souvent négligé du bâtiment : installé dans un sous-sol ou un placard mécanique, il fonctionne sans bruit jusqu'à ce qu'il ne fonctionne plus.
Ce qui l'encrasse
Le noyau récupérateur est traversé par deux flux d'air séparés. Les filtres retiennent les poussières, mais ce qui passe se dépose sur les lamelles du noyau, dans les ventilateurs et dans le bac de condensat. Un noyau chargé perd son efficacité d'échange : l'appareil tourne autant et renouvelle moins.
Le nettoyage
Le noyau est sorti, lavé et remis en place. Les deux ventilateurs sont dégagés et nettoyés, le bac et le drain de condensat sont vidés et rincés, les filtres sont lavés ou remplacés selon leur type. Les conduits de prise d'air extérieur et de rejet sont vérifiés : un grillage obstrué par les peluches ou le givre annule tout le reste.
Les signes d'un appareil à bout de souffle
Fenêtres qui condensent en hiver, air lourd au réveil, odeurs qui stagnent d'une pièce à l'autre, taux d'humidité qui ne redescend pas. Ce sont les symptômes d'un renouvellement d'air insuffisant, et l'échangeur est le premier endroit à regarder.
L'équilibrage
Un échangeur doit faire entrer à peu près autant d'air qu'il en rejette. Un déséquilibre met le bâtiment en pression ou en dépression, ce qui se traduit par des courants d'air, des portes qui claquent ou un refoulement d'appareil à combustion. C'est un point à vérifier, pas à supposer.